Les 749 · Lot-et-Garonne

Thomas Noguères

Département
Lot-et-Garonne
Naissance
4 mai 1739, à Puymirol (Agenais, aujourd'hui Lot-et-Garonne)
Mort
8 novembre 1794, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Conte (p. 324) est la seule source consultée à lui donner un état : homme de loi à Puymirol, avant l'administration du district d'Agen. C'est une profession roturière, et rien dans les sources ne lui connaît d'office anoblissant ni d'état clérical.

Né à Puymirol, en Agenais, en 1739, Noguères est homme de loi dans sa ville, puis administrateur du district d'Agen lorsque le département de Lot-et-Garonne l'envoie à la Convention le 7 septembre 1792, dernier des neuf élus. Il y siège parmi les modérés, sans appartenir à aucun comité, et l'on ne trouve pas trace de son activité hors du procès du roi. Aux appels nominaux de janvier 1793, il juge Louis coupable, se prononce pour l'appel au peuple, écarte la peine capitale au profit de la réclusion jusqu'à la paix suivie du bannissement, et vote le sursis. Il meurt de maladie à Paris le 8 novembre 1794, son mandat courant toujours, et figure sur la liste des députés morts de mort naturelle pendant la durée de la Convention.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Réclusion, jusqu'à la paix et le bannissement dans un moment opportun

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleThomas Noguèresarchive.orgarchive.orgConte 1966, p. 77, 324 · Fiche vérifiée le 19 août 2026