Méthode
D'où viennent ces données, comment elles ont été vérifiées, et ce qu'elles ne disent pas.
La source
Les quatre appels nominaux sont relevés député par député dans l'article« Votes sur la mort de Louis XVI » de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Cet article ne publie lui-même aucun total : les décomptes ci-dessous sont calculés à partir des 749 lignes.
Les réponses sont conservées verbatim. Une formule de peine longue est reproduite en entier : c'est le vœu du député, pas une étiquette. Le classement en catégories sert à compter, jamais à remplacer ce qui a été dit.
Ce que la vérification a produit
Les 749 fiches ont été reprises une à une sur la base Sycomore de l'Assemblée nationale — qui reproduit le Dictionnaire des parlementaires français de Robert et Cougny — puis recoupées avec l'article encyclopédique correspondant, et selon les cas avec les Archives parlementaires, les catalogues de la noblesse convoquée en 1789 et les dictionnaires biographiques régionaux.
S'y ajoute un ouvrage imprimé, Sire, ils ont voté la mort…d'Arthur Conte (1966), qui suit les 749 députés au fil du scrutin puis raconte ce qu'ils devinrent. Il est sous droits : aucune de ses phrases n'est reproduite ici, et un contrôle automatique cherche à chaque génération toute suite de seize mots commune au livre et à ce que le site publie. Ce qu'on lui emprunte, ce sont des faits — une profession, une parenté, une date, le déroulé d'une séance — jamais une formule.
- 359 corrections consignées, sur 280 fiches.
- 1223 incertitudes déclarées, sur 640 fiches.
- 14 défauts de la source corrigés et signalés sur la fiche concernée.
Une divergence entre deux sources n'est jamais tranchée au jugé. Quand elle ne peut pas l'être, la date est ramenée à ce qui est sûr — l'année, le mois — ou laissée vide, et le désaccord est consigné plutôt que résolu d'autorité. Ces incertitudes ne sont plus listées sous chaque fiche, où elles finissaient par occuper plus de place que la biographie : leur nombre, ci-dessus, est ce que le site en dit.
Les décomptes
L'article source ne publie aucun total : ceux-ci sont calculés à partir des 749 lignes. Ils ont été réconciliés avec ceux que les Archives parlementaires impriment elles-mêmes, appel par appel — c'est ce contrôle qui a révélé les derniers votes fautifs de la source.
Pourquoi ce site compte 388 et non 387
Le total de 387 voix pour la mort est celui que la tradition retient. Ce site en compte 388, et l'écart tient à un seul homme : Chedaneau, député de la Charente. Il déclare au fauteuil voter la mort avec l'amendement de Mailhe — ce qui le range parmi les 387 —, mais les relevés récapitulatifs du scrutin l'en séparent et le classent à part.
Une source consultée depuis tranche dans le même sens que la déclaration. Arthur Conte, qui transcrit le relevé du procès-verbal où Chedaneau ne figure pas parmi les vingt-six voix de l'amendement, écrit pourtant, dans son propre récit de l'appel de la Charente, qu'il s'y rallia — et compte six voix pour la mort dans cette députation. Le récapitulatif de greffe est donc plus court que ce que rapporte le livre qui le publie : c'est la liste qui est incomplète, non le vote.
Plutôt que de trancher en silence, ce site suit la déclaration du député et le dit. La fameuse « majorité d'une voix » a toujours été cela aussi : une question de classement autant que de comptage.
| La mort, sans condition | 361 |
|---|---|
| La mort, avec l'amendement Mailhe | 27 |
| La mort, sous condition ou avec sursis | 43 |
| Détention, réclusion ou bannissement | 290 |
| Abstention ou récusation | 5 |
| Absent | 23 |
| Non classé | 0 |
| Pour la mort, toutes formes confondues | 388 |
| Appel | Oui | Non | Autre |
|---|---|---|---|
| Culpabilité | 705 | 0 | 44 |
| Appel au peuple | 286 | 424 | 39 |
| Le sursis | 310 | 380 | 59 |
L'ordre de l'appel nominal
Les départements ne furent pas appelés dans l'ordre alphabétique où l'article source les range. Le 16 janvier 1793, la Haute-Garonne sortit du tirage au sort, et l'appel suivit ensuite l'alphabet jusqu'à l'Yonne avant de revenir de l'Ain au Gard. L'ordre compte : une députation appelée au début se prononce sans savoir où penche la majorité, une autre appelée à la fin le sait. Chaque page de département indique son rang et l'état du scrutin au sortir de son appel.
L'ordre d'appartenance en 1789
Les trois ordres sont ceux des États généraux de 1789, abolis dès 1789. La Convention nationale ne siège pas par ordres : ses députés sont élus en septembre 1792 au suffrage universel masculin. Ce classement indique l'ordre d'appartenance à la veille de la Révolution, non une appartenance de 1793.
| Tiers état | 637 |
|---|---|
| Clergé | 53 |
| Noblesse | 43 |
| Indéterminé | 16 |
Couverture
- 749 fiches vérifiées sur 749.
- 253 portraits.
- 741 députés ont un article encyclopédique ; 8 n'en ont pas.