Les 749 · Mayenne

René-François Lejeune

dit Lejeune de la Mayenne

Département
Mayenne
Naissance
19 juillet 1729, à Mayenne
Mort
4 décembre 1799, à Mayenne
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de François Le Jeune, notaire royal à Mayenne, et de Renée Oger ; avocat, procureur fiscal de l'abbaye de Fontaine-Daniel, échevin puis lieutenant de maire de Mayenne, charges municipales non anoblissantes.

René-François Lejeune naît à Mayenne en 1729, fils d'un notaire royal. Licencié en droit, avocat, procureur fiscal de l'abbaye de Fontaine-Daniel, il est échevin puis lieutenant de maire de sa ville. Vice-président de l'administration du district, il est élu dernier des huit députés de la Mayenne à la Convention en septembre 1792 et prend place parmi les modérés. Au procès, il déclare le roi coupable, écarte le recours au peuple, soutient que la peine capitale vise à effrayer plus qu'à punir et ne trouve pas ici à s'appliquer, puis conclut à la réclusion perpétuelle en accordant le sursis. Il protège en juin 1793 deux commissaires lavallois menacés d'un décret d'accusation, se retire à la fin de la session et meurt dans sa ville natale en décembre 1799.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Détention perpétuelle

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleRené-François LejeuneConte 1966, p. 89, 334 · Fiche vérifiée le 19 août 2026