Les 749 · Lot-et-Garonne

Pierre Boussion

Portrait de Pierre Boussion
Courbe, Wilbrode Nicolas Magloire, graveur · CC0 · Wikimedia Commons
Département
Lot-et-Garonne
Naissance
6 janvier 1753, à Lauzun
Mort
18 mai 1828, à Liège
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un maître chirurgien de Lauzun, docteur en médecine exerçant à Agen à l'ouverture de la Révolution, élu député du tiers état de la sénéchaussée d'Agen aux États généraux de 1789.
États généraux de 1789
Tiers état — Sénéchaussée d'Agen

Fils d'un maître chirurgien de Lauzun, Pierre Boussion naît en 1753 en Agenais et prend son doctorat de médecine à Montpellier en 1774. Élu député du tiers état de la sénéchaussée d'Agen aux États généraux, il ne rejoint la Constituante qu'en décembre 1789, en remplacement de Péluzat. Vice-président de l'administration de Lauzun, il est envoyé par le Lot-et-Garonne à la Convention en septembre 1792 avec 397 voix sur 519. Il y passe de la Gironde à la Montagne : il vote la culpabilité, se prononce pour l'appel au peuple, demande la mort et écarte le sursis. Après des missions dans le Sud-Ouest, il siège au Conseil des Anciens, reçoit du Consulat une commission civile contre le brigandage, devient conseiller de préfecture à Agen, puis meurt exilé à Liège en 1828.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    La mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Non

Profil de vote : Profils mixtes. Le centre : la mort sans condition mais oui à l'appel au peuple, la mort refusée à l'appel mais assortie d'un sursis, la mort sous condition… les combinaisons que ni l'un ni l'autre bord ne revendique. Nul n'y a voté contre la mort — ceux-là ont désormais leur propre profil.

SourcesSycomore, Assemblée nationalePierre BoussionConte 1966, p. 77, 323 · Fiche vérifiée le 18 août 2026