Les 749 · Mayenne

Noël-Gabriel-Luce Villar

Département
Mayenne
Naissance
13 décembre 1748, à Toulouse
Mort
août 1826, à Paris
Ordre en 1789
Clergé — Affilié jeune aux prêtres de la doctrine chrétienne, professeur puis recteur du collège de La Flèche, il était religieux doctrinaire à la veille de 1789 avant d'être fait évêque constitutionnel de la Mayenne en 1791 ; Conte confirme ce parcours et le dit fils d'un chirurgien toulousain.

Fils d'un chirurgien de Toulouse, Villar naît en 1748 et entre jeune chez les prêtres de la doctrine chrétienne, qui dirigeaient le collège où il avait étudié. Professeur d'éloquence, il est envoyé au collège de La Flèche, dont il devient recteur, puis officier municipal de la ville en 1790 ; en mars 1791 il est sacré évêque constitutionnel de la Mayenne. Le département l'envoie à la Convention en septembre 1792. Tenant la peine capitale pour contraire à la raison, il déclare Louis coupable, refuse l'appel au peuple, demande la détention pendant la guerre puis le bannissement perpétuel, et se prononce pour le sursis. Au comité d'Instruction publique il fait maintenir le Collège de France ; entré à l'Institut, il finit inspecteur général de l'Université et meurt à Paris en 1826.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Détention pendant la guerre, et après cette époque, bannissement à perpétuité

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleNoël-Gabriel-Luce Villararchive.orgAcadémie françaiseConte 1966, p. 88, 333 · Fiche vérifiée le 18 août 2026