Les 749 · Meurthe

Luc-François Lalande

Département
Meurthe
Naissance
19 janvier 1732, à Saint-Lô
Mort
27 février 1805, à Paris
Ordre en 1789
Clergé — Prêtre de la congrégation de l'Oratoire depuis les années 1750, professeur d'hébreu et de théologie à Lyon puis au collège de Montmorency jusqu'au début de la Révolution.

Né à Saint-Lô en 1732, Lalande entre jeune à la congrégation de l'Oratoire, où il enseigne l'hébreu et la théologie à Lyon puis au collège de Montmorency, et donne en 1781 une édition abrégée de la grammaire hébraïque de Masclef. Gallican, il défend la constitution civile du clergé dans une apologie rééditée trois fois en 1791, devient premier vicaire de l'évêque métropolitain de Paris, puis évêque constitutionnel de la Meurthe. Élu par ce département à la Convention en septembre 1792, il refuse au procès de se reconnaître juge, demande l'appel au peuple, se prononce pour le bannissement et accorde le sursis. Il abdique l'épiscopat en novembre 1793, siège aux Cinq-Cents, revient à la pratique religieuse et adresse au pape une rétractation avant de mourir à Paris en 1805.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    je déclare que je ne suis pas juge et qu'en conséquence je ne dis ni oui, ni non

    Classé : Abstention

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    bannissement le plus prompt

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleLuc-François LalandeConte 1966, p. 91, 335-336 · Fiche vérifiée le 19 août 2026