Les 749 · Creuse

Louis Jorrand

Département
Creuse
Naissance
29 août 1756, à Moutier-d'Ahun (Creuse)
Mort
1845, à Ahun (Creuse)
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de François Jorrand, notaire royal, et de Marianne Tixier ; licencié en droit en 1778, il succéda à son père dans son étude en 1780, et Conte le nomme encore notaire du Moutier-d'Ahun en 1793 : l'office de notaire royal n'anoblissait pas.

Louis Jorrand naquit en 1756 à Moutier-d'Ahun, fils de François Jorrand, notaire royal, et de Marianne Tixier. Licencié en droit en 1778, il succéda deux ans plus tard à son père dans son étude. Partisan mesuré de la Révolution, membre du conseil de district puis du directoire de la Creuse, il fut élu en septembre 1792 cinquième des sept députés du département à la Convention. Il siégea dans la Plaine : jugeant le roi coupable, il accorda l'appel au peuple, refusa la peine capitale au profit de la détention pendant la guerre puis du bannissement, et repoussa le sursis. Membre en 1795 de la commission d'examen sur Joseph Lebon, puis du Conseil des Cinq-Cents, il fut conseiller général et maire d'Ahun, où il mourut en 1845 sans quitter le notariat.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention pendant la guerre, puis bannissement un an après la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleLouis JorrandConte 1966, p. 253, 442 · Fiche vérifiée le 19 août 2026