Les 749 · Bas-Rhin

Louis François Antoine Arbogast

Département
Bas-Rhin
Naissance
4 octobre 1759, à Mutzig
Mort
8 avril 1803, à Strasbourg
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un secrétaire de bailliage, avocat inscrit au Conseil souverain d'Alsace et professeur de mathématiques : ni clerc ni noble en 1789.

Fils d'un secrétaire de bailliage, Louis-François-Antoine Arbogast naquit à Mutzig en octobre 1759. Inscrit comme avocat non plaidant au Conseil souverain d'Alsace, il enseigna les mathématiques à Colmar, puis à l'école royale d'artillerie et au collège de Strasbourg, dont il devint recteur. Le Bas-Rhin l'envoya à l'Assemblée législative en 1791, puis à la Convention en septembre 1792. Au procès de Louis XVI, il reconnut la culpabilité, rejeta l'appel au peuple, demanda la détention jusqu'à la paix suivie du bannissement et s'abstint sur le sursis. Au comité d'instruction publique, qu'il présida, il rapporta sur le télégraphe de Chappe, les livres élémentaires et l'uniformité des poids et mesures, organisa l'école centrale du Bas-Rhin et publia en 1800 son Calcul des dérivations. Membre de l'Institut, il mourut à Strasbourg en 1803.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la détention jusqu'à la paix, et ensuite le bannissement

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    s'abstient

    Classé : Abstention

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleFédération des sociétés d’histoire d’Alsaceencyclopedia.comConte 1966, p. 157-158, 370Louis François Antoine Arbogast · Fiche vérifiée le 18 août 2026