Les 749 · Gard

Jean-Pierre Chazal

Département
Gard
Naissance
1 mars 1766, à Pont-Saint-Esprit
Mort
23 avril 1840, à Bruxelles
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat à Pont-Saint-Esprit avant la Révolution, sans qualité nobiliaire ni ecclésiastique ; sa baronnie date de l'Empire.

Jean-Pierre Chazal naît en 1766 à Pont-Saint-Esprit et exerce le barreau dans sa ville jusqu'à la Révolution, dont il défend les principes au sein des sociétés populaires. Le Gard l'envoie huitième et dernier à la Convention en septembre 1792. Il siège avec les Girondins et appuie la mise en accusation de Marat. Au procès du roi, dernier de tous les députés appelés à la tribune, il le déclare coupable, veut consulter les électeurs, opine pour la mort en s'associant à la réserve de Mailhe, puis accorde le sursis. Au 19 brumaire, il prend le fauteuil des Cinq-Cents après le départ de Lucien Bonaparte et fait voter la fin du Directoire. Tribun, préfet des Hautes-Pyrénées et baron d'Empire, il est banni en 1816 et meurt à Bruxelles en 1840.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui motivé

    Classé : Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort avec l'amendement de Mailhe tendant à examiner s'il est politique et utile de presser ou de retarder l'exécution

    Classé : La mort, avec l'amendement Mailhe

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-Pierre ChazalConte 1966, p. 277, 456 · Fiche vérifiée le 18 août 2026