Jean-Luc-Anthelme Mollet
- Département
- Ain
- Naissance
- 23 mai 1752, à Belley (Ain)
- Mort
- 14 mars 1834, à Belley (Ain)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Philibert Mollet, procureur au bailliage de Belley, et lui-même avocat à Belley avant 1789, qualité que confirme le récit d'Arthur Conte : famille de robe du tiers état, sans charge anoblissante ni état clérical.
Jean-Luc-Anthelme Mollet naquit à Belley en 1752, fils de Philibert Mollet, procureur au bailliage de la ville, et de Sébastienne Muniès, et y exerçait la profession d'avocat avant la Révolution. Les électeurs de l'Ain l'envoyèrent à la Convention en septembre 1792, cinquième sur six, et il y compta parmi les modérés. Au procès du roi, il répondit oui sur la culpabilité, demanda que le jugement fût soumis au peuple, vota la détention suivie du bannissement lorsque la sûreté publique le permettrait, et se prononça pour le sursis. Malade, il démissionna en août 1793 et fut remplacé par le suppléant Ferrand. L'arrondissement de Belley l'élut encore à la Chambre des Cent-Jours en 1815 ; il mourut à Belley en 1834.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
Détention, puis bannissement quand la sûreté publique le permettra
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui