Jean-François-Auguste Izoard
- Département
- Hautes-Alpes
- Naissance
- 2 novembre 1765, à Embrun (Hautes-Alpes)
- Mort
- 13 juillet 1840, à Embrun (Hautes-Alpes)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Avocat, fils de Jean-Baptiste Izoard, conseiller procureur du roi au bailliage d'Embrun : office de judicature subalterne, qui n'anoblissait pas, et l'acte cité par Robert et Cougny ne donne aux parents aucune qualification nobiliaire.
Jean-François-Auguste Izoard naquit à Embrun, en Dauphiné, en 1765, d'un père procureur du roi au bailliage de cette ville. Avocat, il devint procureur-syndic du district d'Embrun et fut élu suppléant des Hautes-Alpes à l'Assemblée législative sans y siéger. Le même département l'envoya à la Convention en septembre 1792, troisième sur cinq ; il siégea parmi les modérés et travailla au comité des Finances. Au procès du roi, il vota la culpabilité, contesta que la Convention pût juger et s'abstint sur l'appel en réclamant la ratification populaire si la mort était prononcée, se prononça pour la détention et demanda le sursis. Il siégea aux Cinq-Cents jusqu'en 1797, fut consul à Cagliari sous le Directoire, puis inspecteur du Trésor et payeur de la Marine sous l'Empire. Il mourut à Embrun en 1840.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
s'abstient (mais déclare qu'en cas de condamnation à mort, il vote oui)
Quelle peine sera infligée à Louis ?
détention quant à présent, sauf à prendre telles mesures que de nouvelles circonstances pourront exiger.
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui