Les 749 · Gard

Jean-Étienne Antoine Bertezène

Département
Gard
Naissance
15 mars 1759, à Saint-Jean-du-Gard
Mort
19 juillet 1840, à Saint-Jean-du-Gard
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat protestant de Saint-Jean-du-Gard avant la Révolution ; le culte réformé n'ayant aucune place dans l'ordre du clergé, et aucune noblesse n'étant attestée, il relève du tiers état.

Jean-Étienne Antoine Bertezène naît en 1759 à Saint-Jean-du-Gard, dans une famille protestante, et y exerce la profession d'avocat. Élu suppléant du Gard, il prend séance à la Convention à la fin de 1792, en remplacement de Tavernel, démissionnaire pour raison de santé. Appelé à la tribune quand il ne manque plus qu'une voix pour que la mort atteigne la majorité absolue, il vote la culpabilité, demande l'appel au peuple, opine pour la mort en réclamant qu'elle soit suspendue jusqu'à la tenue des assemblées primaires appelées à ratifier la Constitution, et accorde le sursis. Modéré, il passe au Conseil des Cinq-Cents en 1795, puis au Corps législatif jusqu'en 1805. La loi de 1816 le contraint à quitter la France ; il meurt dans sa commune natale en 1840.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort avec sursis jusqu'après la tenue prochaine des assemblées primaires où la Constitution sera présentée à l'acceptation du peuple

    Classé : La mort, sous condition ou avec sursis

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleAntoine BerthezèneConte 1966, p. 275, 277, 289 · Fiche vérifiée le 18 août 2026