Jean-Denis Lanjuinais

- Département
- Ille-et-Vilaine
- Naissance
- 12 mars 1753, à Rennes
- Mort
- 13 janvier 1827, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils d'un avocat rennais qualifié de noble maître, formule d'usage bourgeoise que reprend aussi Arthur Conte, d'une famille que Robert & Cougny comme Wikipédia rattachent à la petite bourgeoisie ; il plaide contre les prétentions de la noblesse bretonne et est élu député du tiers de la sénéchaussée de Rennes en avril 1789.
- États généraux de 1789
- Tiers état — Rennes (sénéchaussée)
Né à Rennes en 1753, deuxième des quatorze enfants d'un avocat au parlement de Bretagne, Lanjuinais est docteur en droit à dix-neuf ans et professe le droit canonique dès 1775. Avocat conseil des trois ordres des états de Bretagne dès 1779, il combat les prétentions de la noblesse bretonne et est élu député du tiers de la sénéchaussée de Rennes aux États généraux, où il est l'un des fondateurs du Club breton et promeut la constitution civile du clergé. Envoyé par l'Ille-et-Vilaine à la Convention, il tient le roi pour coupable sans se dire juge, demande l'appel au peuple, réclame la réclusion puis le bannissement, et vote le sursis. Proscrit en juin 1793, caché dix-huit mois, il siège aux Anciens, au Sénat impérial, et meurt pair de France en 1827.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui, sans être jugé
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la réclusion jusqu'à la paix, et le bannissement ensuite, sous peine de mort en cas qu'il rentrât en France
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
oui