Les 749 · Basses-Pyrénées

Jean-Baptiste Sanadon

Département
Basses-Pyrénées
Naissance
5 février 1729, à Beaumesnil (Eure)
Mort
9 février 1796, à Sainte-Marie, aujourd'hui Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques)
Ordre en 1789
Clergé — Bénédictin, professeur puis principal du collège de Pau, il était religieux profès à la veille de 1789 avant d'être élu évêque constitutionnel des Basses-Pyrénées en 1791.

Né en 1729 à Beaumesnil, en Normandie, fils d'un ancien lieutenant de cavalerie devenu intendant d'une maison noble, Barthélemy-Jean-Baptiste Sanadon entra chez les Bénédictins de Saint-Maur, enseigna l'histoire et les lettres, puis dirigea le collège de Pau. Rallié à la Révolution, il prêta le serment civique et fut élu évêque constitutionnel des Basses-Pyrénées au début de 1791. Ce département l'envoya en tête de ses six élus à la Convention, où il se rangea parmi les modérés. Au procès, il déclara Louis coupable, demanda l'appel au peuple, vota la détention puis le bannissement, et le sursis. Il démissionna en août 1793, fut arrêté sur l'ordre de Dartigoeyte et enfermé à la citadelle de Bayonne, libéré à la fin de 1794, et mourut près d'Oloron en 1796.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la détention, jusqu'à ce que la République soit reconnue par les puissances de l'Europe ; le bannissement alors, sous peine de mort

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleBarthélemy-Jean-Baptiste SanadonGallica, BnFConte 1966, p. 149, 364 · Fiche vérifiée le 19 août 2026