Les 749 · Haute-Garonne

Jean-Baptiste Mailhe

Portrait de Jean-Baptiste Mailhe
Unknown authorUnknown author · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Haute-Garonne
Naissance
2 juin 1750, à Guizerix (Hautes-Pyrénées)
Mort
1 juin 1834, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Homme de loi à Guizerix avant 1789, puis procureur général syndic de la Haute-Garonne : ni clerc, ni noble, ni pourvu d'office anoblissant.

Né en 1750 à Guizerix, dans la généralité d'Auch, Jean-Baptiste Mailhe était homme de loi dans son village natal. Procureur général syndic de la Haute-Garonne en 1790, il fut élu par ce département à l'Assemblée législative en 1791, puis à la Convention l'année suivante. Rapporteur du comité de législation sur la mise en accusation du roi, il conclut que l'Assemblée pouvait le juger elle-même. Il le tint pour coupable, écarta l'appel au peuple, et, appelé le premier à opiner sur la peine, vota la mort en proposant d'examiner s'il fallait en retarder l'exécution, puis accorda le sursis. Proscrit en fructidor an V, avocat à la Cour de cassation, banni comme régicide en 1816, il exerça à Liège puis à Bruxelles, ne rentra qu'après 1830 et mourut à Paris en 1834.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort avec mon amendement tendant à examiner s'il est politique et utile de presser ou de retarder l'exécution

    Classé : La mort, avec l'amendement Mailhe

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Profils mixtes. Le centre : la mort sans condition mais oui à l'appel au peuple, la mort refusée à l'appel mais assortie d'un sursis, la mort sous condition… les combinaisons que ni l'un ni l'autre bord ne revendique. Nul n'y a voté contre la mort — ceux-là ont désormais leur propre profil.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleGallica, BnFJean-Baptiste MailheConte 1966, p. 39, 297 · Fiche vérifiée le 19 août 2026