Les 749 · Meuse

Jean-Baptiste Harmand

Département
Meuse
Naissance
10 novembre 1751, à Souilly (Meuse)
Mort
février 1816, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Jean Dieudonné Harmand, marchand ; entré au séminaire de Verdun mais l'ayant quitté pour le droit puis l'armée — Conte (1966) confirme le passage au séminaire et la campagne des Indes au régiment de Vivarais —, il était avocat à Bar-le-Duc depuis 1787 et n'était donc plus clerc en 1789.

Jean-Baptiste Harmand, dit de la Meuse, naît en 1751 dans le Barrois, fils d'un marchand. Entré au séminaire de Verdun, il le quitte pour le droit, sert au régiment de Vivarais et fait campagne aux Indes, puis plaide comme avocat à Bar-le-Duc dès 1787. Juge de paix en 1790, il est élu en septembre 1792 huitième et dernier député de la Meuse à la Convention et siège dans la Plaine. Au procès du roi, appelé vers cinq heures du matin, il le déclare coupable, rejette l'appel au peuple, demande le bannissement immédiat de Louis et des siens, et refuse le sursis. Envoyé en mission aux armées, thermidorien au comité de sûreté générale, il passe aux Cinq-Cents, devient préfet du Haut-Rhin, ensuite de la Mayenne, et meurt à Paris début 1816.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    bannissement immédiat avec sa femme, ses enfants et sa sœur

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-Baptiste HarmandPouilly-sur-MeuseConte 1966, p. 92-93, 337 · Fiche vérifiée le 18 août 2026