Les 749 · Ille-et-Vilaine

François-Marie Jan du Bignon

Département
Ille-et-Vilaine
Naissance
5 juillet 1754, à Redon
Mort
9 novembre 1817, à Redon
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de François-René Jan, sieur du Bignon, capitaine de la milice bourgeoise et maire de Redon ; la qualification de noble homme portée par les actes désigne en Bretagne un bourgeois notable et non un noble.

François-Marie Jan du Bignon naît à Redon en juillet 1754, fils d'un capitaine de la milice bourgeoise qui fut maire de la ville. Avocat, il est le premier maire constitutionnel de Redon quand l'Ille-et-Vilaine l'élit septième sur neuf à la Convention, en septembre 1792, où il siège parmi les modérés. Au procès de Louis XVI, il le juge coupable, écarte l'appel au peuple, reproche à l'Assemblée d'avoir ouvert le scrutin sans s'assurer du calme de Paris, opine pour la détention et refuse le sursis. Élu par le Morbihan aux Cinq-Cents en l'an IV, démissionnaire, puis réélu par son département en l'an VI, il laisse des fables en vers et une traduction des odes d'Horace. Il meurt à Redon en 1817.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la détention, jusqu'au prochaines assemblées primaires, qui pourront confirmer la peine ou la commuer

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleFrançois-Marie Jan du BignonConte 1966, p. 54, 307 · Fiche vérifiée le 19 août 2026