Les 749 · Ardèche

François-Jérôme-Riffard Saint-Martin

Portrait de François-Jérôme-Riffard Saint-Martin
Courbe, Wilbrode Nicolas Magloire, graveur · CC0 · Wikimedia Commons
Département
Ardèche
Naissance
3 juin 1744, à Le Crestet (Ardèche)
Mort
19 mai 1814, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un notaire royal devenu régisseur de domaines seigneuriaux, homme de loi à Annonay, il fut élu suppléant du tiers état de cette sénéchaussée aux États généraux.
États généraux de 1789
Tiers état — Annonay

Né au Crestet, en Vivarais, en 1744, fils d'un notaire royal régisseur de domaines, François-Jérôme Riffard de Saint-Martin, abrégé par l'usage révolutionnaire en Saint-Martin, était homme de loi à Annonay. Suppléant du tiers état de cette sénéchaussée aux États généraux, il y prit séance en décembre 1789 et en fut secrétaire. Président du tribunal criminel de l'Ardèche, il fut élu par ce département à la Convention en septembre 1792 et siégea parmi les modérés. Au procès, il le déclara coupable mais refusa de réunir sur lui le législateur et le juge : il demanda l'appel au peuple, la réclusion jusqu'à la paix puis le bannissement, et le sursis. Il siégea ensuite aux Cinq-Cents, fut juge au tribunal civil de la Seine, puis au Corps législatif, où il mourut en 1814.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Oui motivé

    Classé : Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Réclusion jusqu'à la fin de la guerre, et après la paix, bannissement perpétuel

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleFrançois-Jérôme Riffard Saint-MartinGallica, BnFConte 1966, p. 212, 411 · Fiche vérifiée le 19 août 2026