François-Antoine Boissy d'Anglas

- Département
- Ardèche
- Naissance
- 8 décembre 1756, à Saint-Jean-Chambre
- Mort
- 20 octobre 1826, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Élu député du tiers état de la sénéchaussée d'Annonay aux États généraux de 1789 ; d'une famille protestante du Vivarais, la particule ne recouvre pas de noblesse d'Ancien Régime, le titre de comte ne lui étant venu qu'en 1808, et la charge achetée de maître d'hôtel du comte de Provence était un office de maison.
- États généraux de 1789
- Tiers état — Annonay
Fils d'un médecin protestant, François-Antoine Boissy d'Anglas naît à Saint-Jean-Chambre en 1756. Avocat au parlement de Paris, il achète une charge de maître d'hôtel du comte de Provence, qu'il garde jusqu'en 1791, publie en faveur des protestants et entre aux académies de Nîmes et Lyon. Le tiers état de la sénéchaussée d'Annonay l'envoie aux États généraux en 1789. Élu de l'Ardèche à la Convention, il conclut à la culpabilité, veut l'appel au peuple, demande l'emprisonnement jusqu'à une paix permettant le bannissement, et le sursis. Chargé des subsistances au Comité de salut public, président de la Convention lors de l'invasion de la salle du 1er prairial an III, rapporteur de la constitution de l'an III, il siège au Tribunat, au Sénat et à la Chambre des pairs, et meurt en 1826.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
Emprisonnement dans un lieu sûr, jusqu'à ce que la paix et la reconnaissance de la République française permettent à la représentation nationale d'ordonner son bannissement
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui