Les 749 · Haute-Saône

Claude-François-Xavier Chauvier

Département
Haute-Saône
Naissance
10 mars 1748, à Lure (Haute-Saône)
Mort
26 février 1814, à Lure (Haute-Saône)
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un procureur et notaire au bailliage de Lure, médecin dans cette ville avant la Révolution, profession que le récit de l'appel nominal confirme.

Chauvier naquit à Lure en 1748, de Nicolas Chauvier, procureur et notaire au bailliage de la ville, et de Marguerite Placiard. Il y exerçait la médecine lorsque la Haute-Saône l'élut, le 4 septembre 1792, quatrième de ses sept députés à la Convention, avec 195 voix sur 385 votants. Il siégea parmi les modérés. Au procès de Louis XVI, il le déclara coupable, repoussa l'appel au peuple comme le sursis, mais refusa la peine capitale et se prononça pour la détention immédiate suivie du bannissement à la paix. Adversaire des jacobins, il fut envoyé après thermidor en Corrèze et en Dordogne pour les combattre. Réélu au Conseil des Cinq-Cents en l'an IV, il devint ensuite maire de Lure et conseiller général, et mourut dans sa ville natale en 1814.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention actuelle, et bannissement à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleClaude François Xavier ChauvierConte 1966, p. 161, 374 · Fiche vérifiée le 18 août 2026