Les 749 · Orne

Charles-Éléonor Dufriche-Valazé

Portrait de Charles-Éléonor Dufriche-Valazé
François Bonneville / François Huot · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Orne
Naissance
23 janvier 1751, à Alençon
Mort
30 octobre 1793, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Septième fils de Nicolas Dufriche, sieur des Genettes, avocat au bailliage et présidial d'Alençon et ancien subdélégué de l'intendant : bourgeoisie de robe non anoblie.

Charles-Éléonor Dufriche-Valazé naît à Alençon en janvier 1751, septième fils d'un avocat au présidial de la ville qui avait été subdélégué de l'intendant. Lieutenant au régiment provincial d'Argentan en 1774, il quitte l'uniforme pour le barreau et publie en 1784 un traité des lois pénales. Maire d'Essay puis administrateur de district, il est élu par l'Orne à la Convention et rejoint les Girondins. Il lit à la tribune, le 6 novembre 1792, le rapport sur les faits reprochés au roi. Secrétaire du bureau pendant l'appel nominal, il déclare Louis XVI coupable, demande l'appel au peuple, se dit hostile de longue date à la peine capitale, vote pourtant la mort et réclame un sursis. Condamné le 30 octobre 1793, il se poignarde au tribunal, et son corps est mené à l'échafaud.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort avec sursis jusqu'à ce qu'il ait été prononcé sur le sort de la famille de Louis Capet

    Classé : La mort, sous condition ou avec sursis

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleCharles Éléonor Dufriche-ValazéConte 1966, p. 106, 283, 348 · Fiche vérifiée le 18 août 2026