Les 749 · Charente

Augustin-Roland-Jean-André-Faustin Chedaneau

Département
Charente
Naissance
16 février 1760, à Les Sables-d'Olonne
Mort
17 août 1850, à Salles-de-Villefagnan
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un directeur des aides qualifié d'honorable homme dans son acte de baptême, lui-même secrétaire greffier puis administrateur d'hôpital : famille d'officiers de finance roturiers.

Augustin-Roland-Jean-André-Faustin Chedaneau naît en 1760 aux Sables-d'Olonne, fils d'un directeur des aides. Secrétaire greffier du point d'honneur, puis administrateur de l'hôpital de Ruffec, il est élu par la Charente à l'Assemblée législative en septembre 1791, où il vote la mise en accusation de Bertrand de Molleville puis celle de La Fayette. Réélu quatrième sur huit à la Convention, il y tient un rôle discret et ne prend la parole que pour le procès du roi, où il conclut à la culpabilité, écarte l'appel au peuple, opine pour la mort assortie de l'amendement de Mailhe, puis accorde le sursis. Receveur en Charente, démissionnaire sous le Consulat, il s'exile à Brünn, en Moravie, en 1816, sans être atteint par la loi contre les régicides, et meurt à Salles-de-Villefagnan en 1850.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort avec l'amendement de Mailhe tendant à examiner s'il est politique et utile de presser ou de retarder l'exécution

    Classé : La mort, avec l'amendement Mailhe

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Profils mixtes. Le centre : la mort sans condition mais oui à l'appel au peuple, la mort refusée à l'appel mais assortie d'un sursis, la mort sous condition… les combinaisons que ni l'un ni l'autre bord ne revendique. Nul n'y a voté contre la mort — ceux-là ont désormais leur propre profil.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleAugustin ChedaneauConte 1966, p. 236-237, 289, 431 · Fiche vérifiée le 18 août 2026