Les 749 · Haute-Garonne

Antoine Estadens

Département
Haute-Garonne
Naissance
27 avril 1742, à Baziège
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Jean-Baptiste Estadens, maître serrurier, propriétaire et maître de poste à Baziège, premier consul de la communauté en 1784 et électeur du tiers état à la sénéchaussée de Castelnaudary en 1789.

Estadens naît en 1742 à Baziège, où son père était maître serrurier. Il y exploite des fermes et tient le relais de la poste royale, et devient premier consul en 1784. En 1789, électeur pour la sénéchaussée de Castelnaudary, il commande la garde nationale du bourg ; maire en 1790, il démissionne un an plus tard et entre à l'administration départementale. Le département l'élit à la Convention le 7 septembre 1792, septième sur douze. La Haute-Garonne, tirée au sort, ouvre le scrutin : il est des douze premiers appelés. Il juge le roi coupable, demande l'appel au peuple, se prononce pour la réclusion puis le bannissement, et accorde le sursis. Décrété d'arrestation après le 31 mai 1793, réintégré, il siège aux Anciens et meurt à Toulouse en 1814.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la réclusion jusqu'à la paix, et le bannissement à cette époque

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleAntoine EstadensConte 1966, p. 40, 298-299 · Fiche vérifiée le 19 août 2026