Les 749 · Paris

Louis-Marie-Stanislas Fréron

Portrait de Louis-Marie-Stanislas Fréron
François Bonneville · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Paris
Naissance
17 août 1754, à Paris
Mort
15 juillet 1802, à Les Cayes (Saint-Domingue)
Ordre en 1789
Tiers état — Fils du critique Élie-Catherine Fréron, roturier breton, et lui-même homme de lettres vivant du privilège de L'Année littéraire puis d'une pension familiale ; ses parrain et marraine, le roi Stanislas et Madame Adélaïde, ne lui donnent aucun état.

Louis-Marie-Stanislas Fréron naît en août 1754 à Paris, fils du critique Élie-Catherine Fréron. Tenu sur les fonts par le roi Stanislas et par Madame Adélaïde, fille de Louis XV, condisciple de Robespierre à Louis-le-Grand, il dirige la feuille paternelle jusqu'à la perte du privilège en 1781. En 1789, il lance sous le nom de Martel L'Orateur du peuple, proche des Cordeliers, puis entre à la Commune de Paris après le 10 août. Élu député de Paris en septembre 1792, il siège à la Montagne, rejette l'appel au peuple, vote la mort et refuse le sursis. Commissaire à Marseille puis à Toulon, il y ordonne des exécutions massives. Acteur du 9 thermidor, chef de la jeunesse dorée, envoyé comme sous-préfet à Saint-Domingue, il y meurt de la fièvre jaune en 1802.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleLouis Marie Stanislas FréronConte 1966, p. 126, 352 · Fiche vérifiée le 19 août 2026