Les 749 · Côtes-du-Nord

René-Charles Loncle des Aleux

Département
Côtes-du-Nord
Naissance
27 décembre 1753, à Loudéac
Mort
4 mars 1794, à La Braise, en Hénon (Côtes-du-Nord)
Ordre en 1789
Tiers état — Juge à Loudéac et sénéchal de la juridiction de Bréhand, il préside en 1789 l'assemblée paroissiale de Bréhand qui élit ses délégués à l'assemblée du tiers état de la sénéchaussée ; l'acte cité par Robert et Cougny qualifie son père de noble homme, désignation qui en Bretagne vise la bourgeoisie et non la noblesse.

Né à Loudéac en 1753, aîné des onze enfants d'Arthur-Charles Loncle des Alleux, il devient juge à Loudéac et sénéchal de la juridiction de Bréhand, dont il préside en 1789 l'assemblée paroissiale préparatoire aux États généraux. Maire de Moncontour en 1790, il est élu en septembre 1792 député des Côtes-du-Nord à la Convention, où il siège à la Montagne : seul de sa députation, il se prononce pour la mort. Au procès du roi, il le tient pour jugeable par l'Assemblée et pour coupable, écarte l'appel au peuple et le sursis. Son mandat s'interrompt avec sa mort, survenue des suites d'un accident le 4 mars 1794 à la Braise, en Hénon ; la Convention lui donne Toudic pour successeur en floréal an III.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleRené-Charles Loncle des AleuxBréhandConte 1966, p. 249, 441 · Fiche vérifiée le 19 août 2026