Les 749 · Maine-et-Loire

Pierre-Marie Delaunay le jeune

Département
Maine-et-Loire
Naissance
14 août 1755, à Angers
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat à Angers, fils d'un « honorable homme » selon son acte cité par Robert et Cougny — formule de la bourgeoisie, non de la noblesse ; il n'est fait chevalier de l'Empire qu'en 1809.

Frère puîné de Joseph Delaunay, Pierre-Marie Delaunay naît à Angers en août 1755 dans la bourgeoisie de robe et y exerce comme avocat avant 1789. Procureur syndic du département en 1790, président du tribunal criminel d'Angers en 1791, il est élu par le Maine-et-Loire à la Convention en septembre 1792 et prend place dans la Plaine. Au procès du roi, il conclut à la culpabilité, écarte l'appel au peuple, reprend la formule de Pilastre en demandant la réclusion jusqu'à la paix suivie du bannissement, accorde le sursis, et se sépare de son frère. Négociateur avec Charette, membre du comité de salut public après thermidor, il passe aux Cinq-Cents, se rallie à Brumaire et finit président de chambre à la cour impériale d'Angers, chevalier de l'Empire. Il y meurt en 1814.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    La réclusion jusqu'à la paix et le bannissement ensuite

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationalePierre-Marie DelaunayConte 1966, p. 80, 327 · Fiche vérifiée le 19 août 2026