Les 749 · Paris

Pierre-Louis Manuel

Portrait de Pierre-Louis Manuel
Joseph Ducreux · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Paris
Naissance
1751, à Montargis
Mort
14 novembre 1793, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils du portier du collège des Doctrinaires de Montargis ; précepteur puis homme de lettres à Paris, il avait quitté dès 1775 la carrière ecclésiastique pour laquelle il avait reçu la tonsure, et n'était plus clerc en 1789.

Né à Montargis en 1751, fils du portier du collège des Doctrinaires, Pierre-Louis Manuel y fut instruit avant de gagner Paris comme précepteur, puis de vivre de sa plume ; un pamphlet lui valut trois mois de Bastille. Élu procureur de la Commune en 1791, il conserva la charge de procureur-syndic après le 10 août 1792 et fit décider le transfert de la famille royale au Temple. Envoyé par Paris à la Convention, il rompit avec la Montagne pendant le procès : il tint le roi pour coupable, réclama l'appel au peuple, demanda son emprisonnement hors de Paris puis sa déportation, et démissionna dès le verdict rendu. Retiré à Montargis, il y fut arrêté, condamné par le tribunal révolutionnaire et exécuté le 14 novembre 1793.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    emprisonnement ailleurs qu'à Paris, puis déportation

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Démissionnaire

    Classé : Absent

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleGallica, BnFPierre-Louis ManuelConte 1966, p. 118-119, 349-350 · Fiche vérifiée le 19 août 2026