Les 749 · Morbihan

Pierre Lehardy

Département
Morbihan
Naissance
10 février 1758, à Dinan
Mort
31 octobre 1793, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Médecin exerçant à Josselin, dont il est procureur-syndic de district ; les sources consultées ne lui connaissent ni qualification nobiliaire ni état ecclésiastique, et l'exercice de la médecine relève de la condition roturière.

Pierre Lehardy naît à Dinan en 1758 et exerce la médecine à Josselin. Procureur-syndic du district de cette ville, président de l'assemblée électorale d'Auray, il est élu deuxième député du Morbihan à la Convention en septembre 1792. Il siège avec la Gironde, multiplie au procès les questions préalables, déclare le roi coupable, réclame le recours au peuple et refuse de reconnaître à l'Assemblée la qualité de juge, demandant la détention tant que la République courra des risques, jusqu'à l'acceptation de la Constitution, puis le bannissement des Bourbons, et accorde le sursis. Il réclame la mise en accusation de Marat, est décrété d'arrestation en juin, condamné par le tribunal révolutionnaire et guillotiné à Paris le 31 octobre 1793 avec les Girondins.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention tant que la République courra quelques risques, ou jusqu'au moment où le peuple aura accepté la Constitution, puis bannissement avec celui de tous les Bourbons

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationalePierre LehardyConte 1966, p. 96, 337 · Fiche vérifiée le 19 août 2026