Pierre-Laurent Monestier
- Département
- Lozère
- Naissance
- 27 septembre 1755, à Sévérac-le-Château (Aveyron)
- Mort
- 22 octobre 1796, à Tarbes (Hautes-Pyrénées)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Homme de loi à Banassac avant la Révolution, qualité que confirment Robert & Cougny, la liste électorale de 1791 et le récit d'Arthur Conte, qui le dit fils d'un procureur aux ordinaires du marquisat de Sévérac ; le nom est absent du catalogue de la noblesse convoquée à la sénéchaussée de Mende.
Né en 1755 à Sévérac-le-Château, Monestier était homme de loi à Banassac, puis substitut du procureur général syndic de la Lozère. Ce département l'élut premier sur cinq à l'Assemblée législative en 1791, puis le renvoya, cinquième et dernier, à la Convention, où on l'appela Monestier de la Lozère pour le distinguer de son homonyme du Puy-de-Dôme. Il siégea au Marais et rendit compte des séances dans les Nouvelles politiques. Au procès du roi, il rejeta l'appel au peuple, vota la mort en demandant que la peine ne fût appliquée qu'à la paix, puis refusa le sursis. Envoyé installer le gouvernement révolutionnaire dans les Landes et le Lot-et-Garonne, il y multiplia les arrestations, puis modéra sa rigueur après thermidor. Commissaire du Directoire en Lozère, il mourut à Tarbes en 1796.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort, en demandant que la peine ne soit appliquée qu'à la paix
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Non