Les 749 · Indre-et-Loire

Pierre-Joseph-François Bodin

Département
Indre-et-Loire
Naissance
2 mars 1748, à Tours
Mort
4 septembre 1809, à Blois
Ordre en 1789
Tiers état — Ancien soldat du régiment de Navarre devenu chirurgien à Montrichard puis à Limeray, où Conte le retrouve à la veille de la Révolution ; roturier.

Pierre-Joseph-François Bodin naît à Tours en 1748. Après un passage sous les drapeaux au régiment de Navarre, il s'établit chirurgien à Montrichard puis à Limeray, en Touraine, et se fait connaître par un essai sur les accouchements. L'Indre-et-Loire l'élit huitième de ses députés à la Convention en septembre 1792, où il se tient parmi les modérés. Au procès de Louis XVI, il vote la culpabilité, refuse l'appel au peuple, demande la réclusion pendant la guerre puis le bannissement sous peine de mort un an après la paix, et se prononce pour le sursis ; il est l'une des deux voix de l'Indre-et-Loire à écarter la mort. Passé au Conseil des Cinq-Cents, il devient inspecteur de la loterie nationale et capitaine de gendarmerie à Blois, où il meurt en 1809.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    réclusion pendant la guerre ; le bannissement, sous peine de mort, un an après la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationalePierre Joseph François BodinConte 1966, p. 58, 309 · Fiche vérifiée le 18 août 2026