Les 749 · Isère

Pierre-Joseph-Didier Boissieu

Département
Isère
Naissance
15 mars 1754, à Saint-Marcellin
Mort
23 novembre 1812, à Saint-Marcellin
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat et lieutenant de police au bailliage de Saint-Marcellin, fils d'un docteur en médecine consul de la ville ; la particule portée par la famille ne recouvre aucune noblesse établie.

Pierre-Joseph-Didier Boissieu naît en 1754 à Saint-Marcellin, dans une famille dauphinoise de médecins et d'hommes de loi ; son frère cadet accompagnera La Pérouse comme naturaliste. Avocat et lieutenant de police au bailliage de sa ville, il est élu suppléant de l'Isère à l'Assemblée législative en 1791, puis siège à la Convention à partir de septembre 1792, parmi les modérés de la Plaine. Au procès, il déclare le roi coupable, se partage sur l'appel au peuple, demande la réclusion pendant la guerre suivie du bannissement, et refuse le sursis. Il vote ensuite la mise en accusation de Marat et soutient après thermidor les mesures prises contre les robespierristes. Élu aux Cinq-Cents en 1795, il en démissionne, devient conseiller d'arrondissement et meurt dans sa ville natale en 1812.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    comme juge non, comme législateur oui (le non sera retenu)

    Classé : Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    réclusion pendant la guerre et bannissement à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationalePierre Joseph Didier BoissieuJoseph Hugues Boissieu La MartinièreConte 1966, p. 61, 310 · Fiche vérifiée le 18 août 2026