Les 749 · Pas-de-Calais

Pierre-Claude-François Daunou

Portrait de Pierre-Claude-François Daunou
Public domain · Wikimedia Commons
Département
Pas-de-Calais
Naissance
18 août 1761, à Boulogne-sur-Mer
Mort
20 juin 1840, à Paris
Ordre en 1789
Clergé — Oratorien, ordonné prêtre en 1787 et professeur dans les collèges de la congrégation ; il prête ensuite serment à la constitution civile du clergé et devient vicaire épiscopal en 1791.

Fils d'un chirurgien de Boulogne-sur-Mer, Pierre-Claude-François Daunou y naît en août 1761 et entre chez les oratoriens, qui le font professeur de belles-lettres, de philosophie et de théologie ; il est ordonné prêtre en 1787. Ses écrits sont couronnés par les académies de Nîmes et de Berlin. Assermenté, vicaire épiscopal du Pas-de-Calais en 1791, il est élu dernier de sa députation à la Convention. Il siège parmi les modérés et publie contre la mise en jugement du roi : il le déclare coupable en motivant son vote, rejette l'appel au peuple, réclame la déportation avec réclusion provisoire, et accorde le sursis. Arrêté avec les soixante-treize, rédacteur de la constitution de l'an III, archiviste, professeur au Collège de France et pair de France en 1839, il meurt à Paris en 1840.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui motivé

    Classé : Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    déportation à la paix et détention provisoire pendant la guerre

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationalePierre DaunouConte 1966, p. 138-139, 355-356 · Fiche vérifiée le 18 août 2026