Les 749 · Charente-Inférieure

Pierre-Charles-Daniel-Gustave Dechézeaux

Portrait de Pierre-Charles-Daniel-Gustave Dechézeaux
Pierre Rivaille · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons
Département
Charente-Inférieure
Naissance
8 octobre 1760, à La Flotte
Mort
18 janvier 1794, à Rochefort
Ordre en 1789
Tiers état — Famille protestante de négociants et armateurs de l'île de Ré ; il figure en 1789 parmi les électeurs du tiers état de la sénéchaussée de La Rochelle.

Gustave Dechézeaux naît à La Flotte, dans l'île de Ré, en octobre 1760, d'une famille protestante d'armateurs. Formé au commerce en Hollande, il fonde en 1784 sa maison et exporte vers la Scandinavie le vin et le sel de l'île. Électeur du tiers état en 1789, commandant de la garde nationale de Ré, il est élu septième sur onze par la Charente-Inférieure à la Convention. Il proteste contre la précipitation du jugement, déclare Louis XVI coupable, rejette l'appel au peuple, l'estime digne de mort mais vote la détention jusqu'à ce que le bannissement soit possible, et refuse le sursis. Démissionnaire en août 1793, arrêté sur dénonciation des représentants Laignelot et Lequinio, condamné comme fédéraliste, il est guillotiné à Rochefort en janvier 1794 ; la Convention le réhabilite en l'an III.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention jusqu'à ce que les circonstances permettent d'y substituer le bannissement

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleGustave DechézeauxConte 1966, p. 238, 434 · Fiche vérifiée le 19 août 2026