Philippe-Antoine Merlin de Douai

- Département
- Nord
- Naissance
- 30 octobre 1754, à Arleux (Nord)
- Mort
- 26 décembre 1838, à Paris
- Ordre en 1789
- Noblesse — Fils d'un cultivateur aisé d'Arleux, il acquiert en 1782 l'office anoblissant de secrétaire du roi ; la liste officielle des députés de 1789, dans les Archives parlementaires, le porte comme avocat au parlement de Flandre et secrétaire du Roi, bien qu'il ait été élu et ait siégé pour le tiers état du bailliage de Douai et Orchies.
- États généraux de 1789
- Tiers état — Douai et Orchies
Fils d'un cultivateur aisé d'Arleux, Philippe-Antoine Merlin étudia au collège d'Anchin à Douai, d'où lui vint son surnom, fut reçu avocat au parlement de Flandre en 1775 et acheta en 1782 un office de secrétaire du roi. Jurisconsulte réputé, il fut élu en 1789 député du tiers état du bailliage de Douai et Orchies, et donna à la Constituante les rapports qui liquidèrent le régime féodal. Président du tribunal criminel du Nord, il entra à la Convention en septembre 1792, écarta l'appel au peuple, vota la mort et refusa le sursis. Rapporteur de la loi des suspects, puis actif après le 9 thermidor, il devint ministre et directeur, s'exila comme régicide en 1816 et rentra en 1830. Il mourut à Paris en 1838.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non motivé
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Date de décès : Sycomore et Robert et Cougny donnent le 21 décembre 1838, contre le 26 décembre 1838 chez frwiki et Wikidata. La date importée a été conservée : l'article s'appuie sur la biographie d'Hervé Leuwers, Un juriste en politique, Merlin de Douai, 1996, travail moderne qui prime ici le dictionnaire de 1889.
- Ordre de 1789 : le classement en noblesse tient à l'office de secrétaire du roi, expressément mentionné par la liste officielle des députés de 1789 ; il ne doit pas masquer le fait qu'il fut élu par le tiers état de Douai et Orchies et siégea dans cet ordre, comme l'établit aussi le procès-verbal de vérification des pouvoirs où il présente lui-même les siens.