Les 749 · Pas-de-Calais

Nicolas-François-Marie Enlart

Département
Pas-de-Calais
Naissance
25 mars 1760, à Montreuil-sur-Mer
Mort
25 juillet 1842, à Montreuil-sur-Mer
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de François-Jean-Baptiste Enlart, avocat au parlement, et lui-même avocat à Montreuil-sur-Mer avant 1789 ; le barreau n'anoblissait pas.

Enlart naît en 1760 à Montreuil-sur-Mer, fils d'un avocat au parlement. Il suit la carrière paternelle et plaide dans sa ville avant 1789. Élu administrateur du Pas-de-Calais en 1790, il préside le district de Montreuil. Le département l'envoie à la Convention le 8 septembre 1792, huitième sur onze, avec l'appui de Lebas ; il siège dans la Plaine. Au procès du roi, après avoir proposé de renvoyer le jugement à des délégués des peuples libres, il le déclare coupable, rejette l'appel au peuple, réclame son enfermement pendant la guerre et son bannissement à la paix, puis quitte la salle avant le vote sur le sursis. Juge de paix, il préside le tribunal civil de Montreuil de l'Empire à la Restauration, siège aux Cent-Jours et meurt dans sa ville en 1842.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    déportation et détention dans une de nos îles pendant la guerre et bannissement à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    absent

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleNicolas François EnlartConte 1966, p. 138, 358 · Fiche vérifiée le 19 août 2026