Michel Robert
dit Gendarme
- Département
- Ardennes
- Naissance
- 13 avril 1738, à Voncq (Ardennes)
- Mort
- 20 septembre 1796, à Voncq (Ardennes)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Pierre Robert, notaire et procureur fiscal de la seigneurie de Voncq ; lui-même avocat et contrôleur des actes en 1770, charges de la justice seigneuriale et de la ferme qui n'anoblissent pas.
Michel Robert naquit à Voncq en 1738, fils d'un notaire qui était aussi procureur fiscal de la seigneurie du lieu. Avocat, il exerçait en 1770 la charge de contrôleur des actes ; le Dictionnaire des parlementaires comme Conte le nomment Robert dit Gendarme. Rallié à la Révolution, il fut élu en septembre 1792 député des Ardennes à la Convention, sixième sur huit. Au procès de Louis XVI, il conclut à la culpabilité, écarta l'appel au peuple et se prononça pour la mort sans sursis ni restriction. Son village ayant été incendié par des émigrés en septembre 1792, il reçut sa part des secours votés pour les habitants ruinés. Son rôle à la Convention resta effacé ; il mourut à Voncq en septembre 1796, peu après la clôture de la session.
Ses quatre votes
Défaut de la source, corrigé et signalé. L'article porte « Oui » au quatrième appel nominal. Le 17 janvier, Michel Robert déclare lui-même « je vote pour la mort, sans sursis ni restriction » ; il figure dans la liste « ONT VOTÉ NON » du 19 janvier et non dans celle des « oui », et la Liste comparative de 1793 porte « non ». Le tableau par département des Ardennes est inexploitable : l'impression n'y annonce que cinq députés pour huit élus.
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Non