Les 749 · Seine-et-Oise

Marie-Joseph Chénier

Portrait de Marie-Joseph Chénier
French School / Unidentified painter · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Seine-et-Oise
Naissance
11 février 1764, à Constantinople
Mort
10 janvier 1811, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Louis de Chénier, négociant de Constantinople devenu consul général au Maroc puis chargé d'affaires à Constantinople : une famille de commerce et de drogmans, sans noblesse établie, la particule ne suffisant pas à conclure.

Marie-Joseph Chénier naît en 1764 à Constantinople, où son père, négociant devenu consul général, faisait carrière ; il passe son enfance à Carcassonne et étudie au collège de Navarre. Cadet dans les dragons en 1781, il quitte la garnison de Niort pour le théâtre et connaît en novembre 1789 un très large succès avec Charles IX. Élu par Seine-et-Oise à la Convention, il rédige des hymnes civiques et travaille au comité d'instruction publique. Au procès, il tient le roi pour coupable, refuse l'appel au peuple, vote la mort et écarte le sursis ; l'exécution de son frère André en juillet 1794 lui vaudra des attaques durables. Membre des Cinq-Cents puis du Tribunat, passé à l'opposition, il meurt à Paris en 1811.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleMarie-Joseph ChénierConte 1966, p. 171, 380 · Fiche vérifiée le 18 août 2026