Les 749 · Seine-et-Oise

Louis-Sébastien Mercier

Portrait de Louis-Sébastien Mercier
François Bonneville · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Seine-et-Oise
Naissance
6 juin 1740, à Paris (quai de l'École)
Mort
25 avril 1814, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un marchand fourbisseur parisien, homme de lettres et journaliste sans charge anoblissante ni état clérical ; son enseignement de rhétorique au collège laïcisé de Bordeaux, que rappelle aussi Arthur Conte, fut celui d'un laïc.

Fils d'un marchand fourbisseur établi sur le quai de l'École, Louis-Sébastien Mercier naquit à Paris en 1740 et se consacra très tôt aux lettres, après un temps de professeur de rhétorique à Bordeaux. Auteur de l'An 2440 puis du Tableau de Paris, paru en 1781, qui le contraignit à s'exiler quelques mois en Suisse, il fonda les Annales patriotiques et combattit les jacobins dans la Chronique du mois. Élu en septembre 1792 député de Seine-et-Oise à la Convention, où il siégea à droite, il déclara le roi coupable, refusa l'appel au peuple, vota la détention à perpétuité, puis se prononça pour le sursis. Signataire des protestations contre le 31 mai, emprisonné puis réintégré fin 1794, il passa aux Cinq-Cents et enseigna l'histoire. Il mourut à Paris en 1814.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la détention à perpétuité

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleLouis-Sébastien Mercierarchive.orgarchive.orgConte 1966, p. 172, 381 · Fiche vérifiée le 19 août 2026