Louis-Joseph Richou

- Département
- Eure
- Naissance
- 13 janvier 1748, à Bouillé-Loretz (Deux-Sèvres)
- Mort
- 5 janvier 1839, à Thouars (Deux-Sèvres)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils d'un cultivateur aisé du Poitou, contrôleur des vivres à Strasbourg en 1771 puis avocat aux Andelys et commis à la recette de Gisors : aucune de ces charges n'anoblit.
Fils d'un cultivateur aisé du Poitou, Louis-Joseph Richou naquit à Bouillé-Loretz en 1748. Il obtint en 1771 une charge de contrôleur des vivres à Strasbourg, y apprit l'allemand, puis se fit avocat aux Andelys. Maire de Gisors, il fut élu en septembre 1792 député de l'Eure à la Convention, où il siégea à droite. Au procès du roi, il reconnut la culpabilité, admit l'appel au peuple, préféra à la mort la détention pendant la guerre suivie du bannissement, et accorda le sursis. Décrété d'arrestation en 1793 sur dénonciation de Duroy, il passa de longs mois à la Force, y composa des hymnes et traduisit de l'allemand des anecdotes sur Pierre le Grand. Rappelé en frimaire an III, il passa aux Anciens et mourut à Thouars en 1839.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
Détention pendant la guerre et bannissement à la paix
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui