Les 749 · Aveyron

Louis Lobinhès

Département
Aveyron
Naissance
4 mars 1739, à Villefranche-de-Rouergue
Mort
27 janvier 1815, à Villefranche-de-Rouergue
Ordre en 1789
Tiers état — Fils du marchand drapier Jean-Jérôme Lobinhès, qualifié bourgeois de Villefranche, il est associé au négoce paternel et représente sa communauté à l'assemblée du tiers état de la sénéchaussée en 1789.

Né à Villefranche-de-Rouergue en 1739, fils d'un marchand drapier de la ville, Lobinhès étudie au collège des Doctrinaires puis s'associe au négoce paternel. Membre du conseil politique de Villefranche, il représente sa communauté en mars 1789 à l'assemblée du tiers état de la sénéchaussée, et devient maire l'année suivante. L'Aveyron l'envoie à la Convention en septembre 1792. Il siège à droite : au procès du roi, il se déclare pour la culpabilité en qualité de législateur et refuse celle de juge, demande l'appel au peuple, se prononce pour la détention pendant la guerre et l'exil à la paix, et vote le sursis. Réélu en 1795, écarté comme royaliste au 18 fructidor an V, il retrouve la mairie de Villefranche en 1800 et y meurt en 1815.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Je déclare : oui comme législateur, ne voulant point prendre la qualité de juge

    Classé : Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Détention pendant la guerre et exil à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleLouis LobinhesConte 1966, p. 224, 420 · Fiche vérifiée le 19 août 2026