Louis Bernard de Saint-Affrique
- Département
- Aveyron
- Naissance
- 1 juillet 1745, à Valleraugue
- Mort
- 22 janvier 1799, à Saint-Affrique
- Ordre en 1789
- Tiers état — Pasteur des Églises réformées, consacré en 1768 : le clergé des États généraux étant exclusivement catholique, les ministres protestants n'y appartenaient pas et relevaient du tiers état.
Louis Bernard naît en 1745 à Valleraugue, dans les Cévennes languedociennes. Formé au séminaire français de Lausanne de 1766 à 1768, il est consacré pasteur des Églises réformées des Basses-Cévennes, exerce d'abord son ministère à Saint-Jean-du-Gard, puis à Saint-Affrique, dont il tire le nom sous lequel on le connaît. L'Aveyron l'envoie à la Convention en septembre 1792, où il siège parmi les modérés. Au procès de Louis XVI, il déclare le roi coupable, écarte l'appel au peuple, demande l'emprisonnement pendant la durée de la guerre puis le bannissement, et accorde le sursis. Il n'accepte d'autre charge que l'inspection des dépôts de remonte, passe ensuite aux conseils du Directoire, dont il devient secrétaire puis président, avant de mourir à Saint-Affrique en janvier 1799.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
Emprisonnement pendant la durée de la guerre et bannissement ensuite lorsque l'Assemblée le jugera convenable
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui