Les 749 · Maine-et-Loire

Julien-Camille Lemaignan

Portrait de Julien-Camille Lemaignan
Texier, G. (Paris, 1750), graveur · CC0 · Wikimedia Commons
Département
Maine-et-Loire
Naissance
25 juin 1746, à Baugé (Maine-et-Loire)
Mort
12 octobre 1812, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Julien Lemaignan, conseiller du roi et lieutenant en la maîtrise des eaux et forêts de Baugé, office non anoblissant ; lui-même lieutenant criminel à Baugé et élu député du tiers état de la sénéchaussée d'Anjou en 1789, qualité que Conte confirme.
États généraux de 1789
Tiers état — Sénéchaussée d'Anjou

Julien-Camille Lemaignan naît à Baugé en 1746, fils d'un lieutenant en la maîtrise des eaux et forêts de la ville. Lieutenant criminel à Baugé, il est élu en mars 1789 député du tiers état pour la sénéchaussée d'Anjou et siège à gauche de la Constituante sans s'y signaler. Le Maine-et-Loire l'envoie ensuite à la Convention en septembre 1792, où il se range parmi les modérés, proche de ses collègues angevins. Au procès, il tient le roi pour coupable, écarte le recours au peuple, demande la réclusion jusqu'à la paix suivie du bannissement, et accorde le sursis. Réélu aux Cinq-Cents, membre de la commission administrative des hospices civils de Paris, sous-préfet de Baugé sous le Consulat, il meurt à Paris en 1812.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    La réclusion jusqu'à la paix et le bannissement ensuite

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJulien-Camille Le MaignanConte 1966, p. 80, 328 · Fiche vérifiée le 19 août 2026