Les 749 · Isère

Joseph-Sébastien Servonat

Département
Isère
Naissance
17 décembre 1747, à Montseveroux (Isère)
Mort
3 novembre 1836, à Montseveroux (Isère)
Ordre en 1789
Tiers état — Notaire à Montseveroux, dans une famille qui tient le notariat depuis deux siècles ; son père Pierre Servonnat, notaire, était châtelain du lieu, charge de judicature seigneuriale qui n'anoblissait pas.

Né en 1747 à Montseveroux, fils d'un notaire qui était aussi châtelain du lieu, Servonat exerce le notariat que sa famille pratique depuis deux siècles. Juge de paix de son bourg en 1790, administrateur du département en 1791, il est élu quatrième député de l'Isère à la Convention le 6 septembre 1792 et siège parmi les modérés. Au procès du roi il vote la culpabilité, accorde l'appel au peuple, demande que Louis soit reclus dans l'immédiat et banni après la guerre, et se prononce pour le sursis, avertissant qu'une exécution servirait un autre prétendant. Passé au Conseil des Anciens en l'an IV, il y rapporte sur l'élection des greffiers de paix, devient secrétaire et quitte la vie politique en l'an VI. Il meurt dans son village natal en 1836.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui, comme législateur

    Classé : Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    réclusion et bannissement après la guerre, sous peine de mort

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJoseph Sébastien Servonatarchive.orgarchive.orgConte 1966, p. 60-61, 311 · Fiche vérifiée le 19 août 2026