Joseph-Clément Poullain-Grandprey

- Département
- Vosges
- Naissance
- 23 décembre 1744, à Lignéville (Vosges)
- Mort
- 6 février 1826, à Graux, aujourd'hui Tranqueville-Graux (Vosges)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Officier de judicature — conseiller du roi au bailliage de Mirecourt en 1770, lieutenant général du même siège présidial en 1775 —, charges non anoblissantes ; il rédige en 1789 les cahiers de doléances du bailliage de Neufchâteau.
Joseph-Clément Poullain-Grandprey naît à Lignéville, en Lorraine, en 1744. Reçu avocat à dix-huit ans, il est conseiller du roi au bailliage de Mirecourt en 1770, en achète la lieutenance générale en 1775 et rédige en 1789 les cahiers de doléances du bailliage de Neufchâteau. Procureur général syndic des Vosges en 1790, il entre en septembre 1792 à la Convention pour ce département. Chargé d'examiner les papiers de l'armoire de fer, il vote l'appel au peuple, puis la mort assortie d'un sursis jusqu'à l'acceptation de la Constitution et l'expulsion des Bourbons. Il prend part au 9 thermidor, siège aux Anciens puis aux Cinq-Cents, préside le tribunal de Neufchâteau, puis une chambre à la cour impériale de Trèves, revient à la Chambre des Cent-Jours et meurt à Graux en 1826.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort avec sursis jusqu'à ce que la Constitution ait été acceptée par le peuple, et que la famille des Bourbons ait évacué le sol de la liberté, sauf si le territoire français est envahi par des troupes étrangères
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui