Les 749 · Aube

Jean-Thomas Bonnemain

Département
Aube
Naissance
29 décembre 1756, à Bucey-en-Othe
Mort
14 avril 1807, à Arcis-sur-Aube
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat à Sens et littérateur, ancien clerc de procureur au Châtelet ; il avait quitté avant 1789 la carrière ecclésiastique qu'on lui destinait, et aucune noblesse n'est attestée.

Jean-Thomas Bonnemain naît en 1756 à Bucey-en-Othe, en Champagne, et fait ses classes au collège de Troyes, avec Danton et Bailly pour condisciples. Il renonce à la carrière ecclésiastique, se fait clerc de procureur au Châtelet, puis avocat à Sens et homme de lettres, enfin juge et administrateur de district au début de la Révolution. L'Aube l'envoie à la Convention en septembre 1792, où il se tient parmi les modérés. Au procès de Louis XVI, il vote la culpabilité, demande l'appel au peuple, se prononce pour la détention pendant la guerre suivie du bannissement à la paix, et accorde le sursis ; il vote ensuite la mise en accusation de Marat. Réélu aux Cinq-Cents en 1795, il préside après brumaire le tribunal d'Arcis-sur-Aube, où il meurt en 1807.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Détention pendant la guerre et bannissement à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean Thomas BonnemainConte 1966, p. 221, 417 · Fiche vérifiée le 18 août 2026