Jean-Thomas Bonnemain
- Département
- Aube
- Naissance
- 29 décembre 1756, à Bucey-en-Othe
- Mort
- 14 avril 1807, à Arcis-sur-Aube
- Ordre en 1789
- Tiers état — Avocat à Sens et littérateur, ancien clerc de procureur au Châtelet ; il avait quitté avant 1789 la carrière ecclésiastique qu'on lui destinait, et aucune noblesse n'est attestée.
Jean-Thomas Bonnemain naît en 1756 à Bucey-en-Othe, en Champagne, et fait ses classes au collège de Troyes, avec Danton et Bailly pour condisciples. Il renonce à la carrière ecclésiastique, se fait clerc de procureur au Châtelet, puis avocat à Sens et homme de lettres, enfin juge et administrateur de district au début de la Révolution. L'Aube l'envoie à la Convention en septembre 1792, où il se tient parmi les modérés. Au procès de Louis XVI, il vote la culpabilité, demande l'appel au peuple, se prononce pour la détention pendant la guerre suivie du bannissement à la paix, et accorde le sursis ; il vote ensuite la mise en accusation de Marat. Réélu aux Cinq-Cents en 1795, il préside après brumaire le tribunal d'Arcis-sur-Aube, où il meurt en 1807.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
Détention pendant la guerre et bannissement à la paix
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui