Jean-Robin Laloue
- Département
- Puy-de-Dôme
- Naissance
- 12 novembre 1735, à Montluçon
- Mort
- 25 janvier 1822, à Paris, ancien 1er arrondissement
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Joachim Robin de Bellair, conseiller du roi receveur au grenier à sel de Montluçon, office de finance non anoblissant, et lui-même officier parvenu au grade de major sans qu'aucune source ne lui attribue de noblesse.
Né à Montluçon en 1735, fils d'un conseiller du roi receveur au grenier à sel de la ville, Laloue fait carrière dans les armes : campagnes de Hanovre, de Corse et d'Amérique, capitaine de grenadiers, puis major au régiment de Hainaut et chevalier de Saint-Louis. Retiré à Issoire avant la Révolution, il est élu premier suppléant du Puy-de-Dôme à la Convention en septembre 1792 et y siège aussitôt, en remplacement de Thomas Paine, qui avait opté pour le Pas-de-Calais. Au procès de Louis XVI, il déclare le roi coupable, demande l'appel au peuple, vote néanmoins la mort et refuse le sursis. Lié aux Girondins, il proteste contre le 31 mai, échappe à la détention, passe aux Cinq-Cents, quitte la vie publique et meurt à Paris en 1822.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non