Jean-Pierre Picqué
- Département
- Hautes-Pyrénées
- Naissance
- 1748, à Lourdes (Hautes-Pyrénées)
- Mort
- 24 mai 1835, à Paris, ancien 1er arrondissement
- Ordre en 1789
- Tiers état — Conte, seule source consultée à dire son état avant 1789, le donne élève des doctrinaires de Tarbes, étudiant à Montpellier, médecin à Lourdes puis à l'hôpital militaire de Barèges, enfin secrétaire de la duchesse de Valentinois à partir de 1773 : une carrière laïque, qui n'est ni un état clérical — l'élève d'un collège de doctrinaires n'entre pas dans l'ordre — ni une charge anoblissante.
Jean-Pierre Picqué naquit à Lourdes en 1748. Élève des doctrinaires de Tarbes, puis étudiant à Montpellier, il exerça la médecine dans sa ville natale et à l'hôpital militaire de Barèges, avant de quitter cet état en 1773 pour le secrétariat de la duchesse de Valentinois, qu'il accompagna en voyage et pour qui il publia une relation des Pyrénées. Il fut élu en septembre 1792 quatrième des six députés des Hautes-Pyrénées à la Convention. Au procès du roi, il conclut à la culpabilité, écarta l'appel au peuple, vota la mort en demandant qu'elle ne fût exécutée qu'après la fin des hostilités, et se prononça pour le sursis. Secrétaire du Conseil des Cinq-Cents, il quitta la vie publique en l'an V, gagna Bruxelles en 1816 et mourut à Paris en 1835.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort, avec sursis jusqu'à la fin des hostilités
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
oui