Les 749 · Haute-Vienne

Jean-Michel Lacroix

Département
Haute-Vienne
Naissance
6 novembre 1749, à Blond
Mort
16 janvier 1820, à Bellac
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Jean-Baptiste Delacroix, bourgeois et praticien, et lui-même homme de loi dans le Bas-Limousin avant la Révolution.

Né à Blond, en Limousin, en 1749, fils d'un bourgeois praticien, Lacroix est avocat à Bellac, puis procureur syndic du district au début de la Révolution. La Haute-Vienne l'envoie en tête de sa députation à la Convention en septembre 1792. Lié aux Girondins, il refuse au procès de Louis XVI de prononcer la peine capitale, demande la détention pendant la guerre suivie du bannissement à la paix, et accorde le sursis à l'exécution. Son modérantisme le fait envelopper dans les poursuites qui suivent le 2 juin 1793 : signataire d'une lettre collective des élus de son département, il est décrété d'arrestation le 21 août, et n'est rappelé qu'en frimaire an III. Commissaire près le tribunal civil de Bellac sous le Consulat, il en meurt président en 1820.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    S'abstient

    Classé : Abstention

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Détention pendant la guerre et bannissement à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Profils mixtes. Le centre : la mort sans condition mais oui à l'appel au peuple, la mort refusée à l'appel mais assortie d'un sursis, la mort sous condition… les combinaisons que ni l'un ni l'autre bord ne revendique. Nul n'y a voté contre la mort — ceux-là ont désormais leur propre profil.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-Michel LacroixConte 1966, p. 191, 399 · Fiche vérifiée le 19 août 2026