Jean-Joseph-Victor Genissieu
- Département
- Isère
- Naissance
- 29 octobre 1749, à Chabeuil (Drôme)
- Mort
- 8 octobre 1804, à Paris (ancien 10e arrondissement)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Me Joseph Genissieu, notaire et procureur à Chabeuil, et avocat à Grenoble en 1789 : ni clerc ni noble.
Né en 1749 à Chabeuil, dans la généralité de Grenoble, Genissieu était fils d'un notaire et procureur. Avocat à Grenoble à la veille de la Révolution, il en adopta les principes et devint juge au tribunal de la ville. L'Isère l'envoya à la Convention en septembre 1792 ; il siégea à la Montagne et travailla sans relâche dans les comités, réclamant dès les premières séances l'exil de toute la famille de Bourbon. Au procès du roi, il écarta l'appel au peuple, tint Louis pour coupable de conspiration et conclut à la mort, en retenant l'amendement de Mailhe sur le moment de l'exécution. Dernier président de la Convention, il passa aux Cinq-Cents, fut ministre de la Justice quelques mois en 1796, s'opposa au 18 brumaire et mourut à Paris en 1804.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort avec l'amendement de Mailhe tendant à examiner s'il est politique et utile de presser ou de retarder l'exécution
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
oui