Les 749 · Paris

Jean-Jacques Thomas

Département
Paris
Naissance
25 juillet 1758, à Troyes (Aube)
Mort
15 février 1794, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Jacques-Joseph Thomas, marchand à Troyes ; licencié ès lois, il tenait lui-même un commerce de mercerie à Paris : ni clerc ni noble.

Né à Troyes, fils d'un marchand de cette ville, Thomas était licencié ès lois et marchand mercier à Paris lorsqu'il fut élu, le 19 septembre 1792, député de Paris à la Convention, vingt-troisième sur vingt-quatre. Il prit place parmi les modérés et intervint peu. Au procès du roi il vota la culpabilité et rejeta l'appel au peuple ; sur la peine il refusa de juger en magistrat et conclut à la détention jusqu'à la paix, assortie de la mort immédiate si les puissances étrangères envahissaient le territoire, puis se prononça pour le sursis. En avril 1793 il s'abstint sur la mise en accusation de Marat, faute d'avoir pu s'instruire du dossier. Il mourut à Paris en février 1794, avant la fin de la session.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention jusqu'à la paix avec la condition que Louis subira la mort au moment où les puissances envahiraient notre territoire

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-Jacques Thomasarchive.orgarchive.orgConte 1966, p. 130-131, 355 · Fiche vérifiée le 19 août 2026